Bacigalupi, Paolo
La fille Automate
J'ai lu, 2013
639 p.
Résumé (éditeur)
Dans un futur proche où le tarissement des énergies fossiles a radicalement modifié la géopolitique mondiale, la maîtrise de la bio-ingénierie est devenue le nerf d'une guerre industrielle sans merci. Anderson Lake travaille à Bangkok pour le compte d'un géant américain de l'agroalimentaire. Il arpente les marchés à la recherche de souches locales au coeur de bien des enjeux. Son chemin croise celui d'Emiko, la fille automate, une créature étrange et belle, créée de toutes pièces pour satisfaire les caprices décadents des puissants qui la possèdent, mais désormais sans plus d'attaches.
Mon avis
Que de prix pour ce roman d'anticipation !
Mais que ce fut dur pour moi de m'y plonger. Bon, soyons honnête, je suis plutôt dans la catégorie des néophyte, en ce qui concerne la science-fiction. Je n'ai aucun code, aucune pratique.
L'immersion dans ce monde fut laborieuse : 250 pages pour commencer à ne plus avoir l'impression de ne rien comprendre. Il faut dire que le vocabulaire (entre neologisme, terme en langue etrangère et vocabulaire detrouné) n'est aucunement expliqué, les références à des evenements clés et passés sont absentes.
La mise en place des personnages, des intrigues posées et comprises, le reste de l'action se déroule très (trop) rapidement. Maintenant que l'on a enfin compris dans quel monde on se trouve, les événement s'enchainent et c'est fini !!
Dans le concept, il y a des choses très intéressantes. C'est foisonnant. Il y est abordé la notion de manipulation génétique sur les êtres vivants (la femme automate ...) mais également sur les plantes. Nous sommes en effet dans un monde post-apocalyptique (fin du monde des énergies fossiles). Sans savoir le pourquoi du comment, les peuples meurent tous les uns après les autres faute de nourriture et de pandémies. Les semences sont stériles et les maitres sont les sociétés de semences transgéniques (il y a comme un clin d'oeil à monsento et ses graines OGM steriles en Inde ...). Il y a également le problèmes des migrations des peuples, de la notion de réfugiés et de leur gestion en cas de crise generalisée.
Non, dans le fond, il y a plein de choses très intéressantes. Mais, parce qu'il ya un mais, ce n'est pas un roman pour moi. J'ai souvent critiqué (intérieurement) ces romans pour jeunes adultes que j'affectionne pour la facilité avec laquelle ils nous décrivent un nouveau monde dans les 2 premières pages sans approfondir. Me voilà servit !
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