Il était une fois, tome 1: Au douzième coup de minuit
James, Eloisa
J'ai lu pour Elle, 2012
Collection Aventures & Passions
343 p.
Résumé:
Réduite au rang de servante depuis la mort de son père, Kate
vit sous la coupe de sa belle-mère Mariana. L'odieuse femme va bientôt marier
sa fille, Victoria, à un très bon. Pour se faire, la future épouse doit être
présentée au prince Gabriel. Par un coup du sort, Victoria ne peut se rendre au
château. C'est donc Kate qui est envoyée à sa place, déguisée en fiancée. Kate
va rencontrer Gabriel, un prince aussi charmant qu'arrogant. Un prince pour qui
son coeur vacille, mais que le destin s'acharne à lui dérober.
Mon avis:
Avant toute chose, retraçons un peu
le cadre de cette lecture.
En cette année 2015, j'ai décidé de
lire eux types de romans que je n'ai quasiment jamais lu: le roman historique
et la romance.
Nous voici donc avec un titre
faisant partie de la deuxième catégorie.
Bon, une réécriture de conte, ici
Cendrillon, est également un exercice que je ne connais pas du tout mais qui me
semblait intéressant comme première approche du roman d'amour !
Là, où j'étais plutôt dubitative, c'était
la collection dont est issu ce titre ... Edition "J'ai lu pour elle"
déjà ça commençait pas super bien mais alors la collection "Aventures
& Passions" ...
Me targuant d'avoir l'esprit ouvert,
et n'ayant que des aprioris infondés sur les romans du genre Harlequin, je me
suis dit: allons-y !
Et j'en suis ravie, ce fut une très
heureuse découverte.
Je ne connaissais pas du tout
l'auteur mais je la rattachais (notamment à cause de la collection
"Aventures et Passions") à un style d'écriture des romans à l'eau de
rose.
Et bien, je me suis trompée !
Le style est simple sans être
simpliste. ça se lit bien, sans que cela ne tombe dans des facilités ou des
redondances.
J'ai aimé du coup cette découverte
petit à petit entre les personnages (même si la fin va trop vite je trouve). Et
puis ce qui m'a plus dans cette histoire, c'est le dilemme qui se pose à
Gabriel: choisir entre la raison d'état et son amour. Au final ce dilemme a du
exister dans l'histoire mais la fin ne fut certainement pas souvent aussi
heureuse !
Parce que bon, c'est une réécriture,
donc la fin, on la connait : "... Ils vécurent heureux et eurent beaucoup
d'enfants". Mais mis à part cela, l'auteur s'est quand même permise un
certain nombre de libertés.
Tout d'abord, Kate, notre nouvelle
Cendrillon est certes dépossédée par sa marâtre, mais elle n'est pas une
souillon ! Elle est mal vêtue, maigre (car mal nourrie) mais elle sort de son château.
C'est même elle qui régente les fermes aux alentours. Elle a également le rôle d’intendante
et de comptable. Elle a un fort caractère et finalement n'est encore là que
tenue par ses responsabilités.
Il y a bien une marâtre mais qu'une
seule belle soeur. Même si la première tient bien le rôle qui lui revient, détestable
à souhait, Victoria, la demi-soeur est plutôt sympathique. Niaise, sans autre
ambition que de se marier à l'homme qu'elle aime (contrairement à sa mère),
elle a bon coeur et aime sincèrement Kate.
Le prince, Gabriel, n'a à première
abord rien de charmant. Il a plutôt l'air arrogant et sur de lui, de son
charme. Mais en grattant un peu, il se révèle être comme Kate: conscient de ses
responsabilités. Ainsi malgré sa passion pour les fouilles archéologique sur la
Carthage antique, il reste au château pour essayer de trouver un moyen de
subvenir aux besoins de toute sa cour : épouser une riche princesse pour sa dot
!
Viennent ensuite mes deux
personnages préférés dans cette réécriture: la marraine et l'homme de main du
prince !
Commençons par Lady Henrietta
Wrothe, dite Henry. Opulente, excentrique, à la coiffure instable aux couleurs
improbable, voilà notre marraine ! Ancienne maitresse du père de Kate, Lady
Worthe n'avait vu SA filleule qu'à l'occasion de son baptême. Complètement
décalée dans son comportement en société, elle prend Kate sous son aile et
l'incite à s'affirmer. Henry est une féministe avant l'heure, indépendante et
de franc-parler. Elle met un peu de pétillant dans les soirées de la cour.
Vient ensuite Berwick. Il a le même âge
que Gabriel, le même père mais pas la même condition ! Leur père, ayant une vraie
équipe d'enfants illégitimes, a toujours fait en sorte que Gabriel et Berwick
soient réunis. Ils sont ainsi très proches. Berwick se permet donc sans aucun
remord ni doute de remettre le prince dans le droit chemin, ou de le ramener
sur terre quand celui-ci s'égard. J'ai beaucoup aimé le côté pince-sans-rire.
Il m'a fait penser à Umbre Tombétoile, dans l'assassin royal.
Pour finir, même si le dénouement est
un peu rapide, j'ai apprécié cette lecture. Et puis, j'aime bien les épilogues.
Moi, les héros, je ne les quitterai
jamais, si je pouvais. J'adore les séries à rallonge pour tout savoir.
Alors là, j'ai bien aimé. Presque déçue
qu'il ne soit pas plus long !

Ah je l'ai dans ma PAL celui-ci d'ailleurs je viens de le sortir pour le lire bientôt.
RépondreSupprimerTon avis me rassures dans mon choix moi aussi j'avais un peu peur du style arlequin :-(
Après un peu de romance dans ce monde de brutes ça ne fait pas de mal !!