dimanche 1 mars 2015

Il était une fois, tome 1: Au douzième coup de minuit







Il était une fois, tome 1: Au douzième coup de minuit
James, Eloisa
J'ai lu pour Elle, 2012
Collection Aventures & Passions
343 p.

Résumé:

Réduite au rang de servante depuis la mort de son père, Kate vit sous la coupe de sa belle-mère Mariana. L'odieuse femme va bientôt marier sa fille, Victoria, à un très bon. Pour se faire, la future épouse doit être présentée au prince Gabriel. Par un coup du sort, Victoria ne peut se rendre au château. C'est donc Kate qui est envoyée à sa place, déguisée en fiancée. Kate va rencontrer Gabriel, un prince aussi charmant qu'arrogant. Un prince pour qui son coeur vacille, mais que le destin s'acharne à lui dérober. 


Mon avis:

Avant toute chose, retraçons un peu le cadre de cette lecture.
En cette année 2015, j'ai décidé de lire eux types de romans que je n'ai quasiment jamais lu: le roman historique et la romance.

Nous voici donc avec un titre faisant partie de la deuxième catégorie.

Bon, une réécriture de conte, ici Cendrillon, est également un exercice que je ne connais pas du tout mais qui me semblait intéressant comme première approche du roman d'amour !
Là, où j'étais plutôt dubitative, c'était la collection dont est issu ce titre ... Edition "J'ai lu pour elle" déjà ça commençait pas super bien mais alors la collection "Aventures & Passions" ...
Me targuant d'avoir l'esprit ouvert, et n'ayant que des aprioris infondés sur les romans du genre Harlequin, je me suis dit: allons-y !

Et j'en suis ravie, ce fut une très heureuse découverte.

Je ne connaissais pas du tout l'auteur mais je la rattachais (notamment à cause de la collection "Aventures et Passions") à un style d'écriture des romans à l'eau de rose.
Et bien, je me suis trompée !
Le style est simple sans être simpliste. ça se lit bien, sans que cela ne tombe dans des facilités ou des redondances.

J'ai aimé du coup cette découverte petit à petit entre les personnages (même si la fin va trop vite je trouve). Et puis ce qui m'a plus dans cette histoire, c'est le dilemme qui se pose à Gabriel: choisir entre la raison d'état et son amour. Au final ce dilemme a du exister dans l'histoire mais la fin ne fut certainement pas souvent aussi heureuse !

Parce que bon, c'est une réécriture, donc la fin, on la connait : "... Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Mais mis à part cela, l'auteur s'est quand même permise un certain nombre de libertés.

Tout d'abord, Kate, notre nouvelle Cendrillon est certes dépossédée par sa marâtre, mais elle n'est pas une souillon ! Elle est mal vêtue, maigre (car mal nourrie) mais elle sort de son château. C'est même elle qui régente les fermes aux alentours. Elle a également le rôle d’intendante et de comptable. Elle a un fort caractère et finalement n'est encore là que tenue par ses responsabilités.

Il y a bien une marâtre mais qu'une seule belle soeur. Même si la première tient bien le rôle qui lui revient, détestable à souhait, Victoria, la demi-soeur est plutôt sympathique. Niaise, sans autre ambition que de se marier à l'homme qu'elle aime (contrairement à sa mère), elle a bon coeur et aime sincèrement Kate.

Le prince, Gabriel, n'a à première abord rien de charmant. Il a plutôt l'air arrogant et sur de lui, de son charme. Mais en grattant un peu, il se révèle être comme Kate: conscient de ses responsabilités. Ainsi malgré sa passion pour les fouilles archéologique sur la Carthage antique, il reste au château pour essayer de trouver un moyen de subvenir aux besoins de toute sa cour : épouser une riche princesse pour sa dot !

Viennent ensuite mes deux personnages préférés dans cette réécriture: la marraine et l'homme de main du prince !

Commençons par Lady Henrietta Wrothe, dite Henry. Opulente, excentrique, à la coiffure instable aux couleurs improbable, voilà notre marraine ! Ancienne maitresse du père de Kate, Lady Worthe n'avait vu SA filleule qu'à l'occasion de son baptême. Complètement décalée dans son comportement en société, elle prend Kate sous son aile et l'incite à s'affirmer. Henry est une féministe avant l'heure, indépendante et de franc-parler. Elle met un peu de pétillant dans les soirées de la cour.

Vient ensuite Berwick. Il a le même âge que Gabriel, le même père mais pas la même condition ! Leur père, ayant une vraie équipe d'enfants illégitimes, a toujours fait en sorte que Gabriel et Berwick soient réunis. Ils sont ainsi très proches. Berwick se permet donc sans aucun remord ni doute de remettre le prince dans le droit chemin, ou de le ramener sur terre quand celui-ci s'égard. J'ai beaucoup aimé le côté pince-sans-rire. Il m'a fait penser à Umbre Tombétoile, dans l'assassin royal.

Pour finir, même si le dénouement est un peu rapide, j'ai apprécié cette lecture. Et puis, j'aime bien les épilogues.
Moi, les héros, je ne les quitterai jamais, si je pouvais. J'adore les séries à rallonge pour tout savoir.
Alors là, j'ai bien aimé. Presque déçue qu'il ne soit pas plus long !

1 commentaire:

  1. Ah je l'ai dans ma PAL celui-ci d'ailleurs je viens de le sortir pour le lire bientôt.
    Ton avis me rassures dans mon choix moi aussi j'avais un peu peur du style arlequin :-(
    Après un peu de romance dans ce monde de brutes ça ne fait pas de mal !!

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